Plastiques à base de cellulose : vers des emballages transparents, résistants et biodégradables

Publié le 3 février 2026 à 18:00

Le plastique est-il condamné à rester synonyme de pétrole et de pollution durable ? Un article de Science & Vie intitulé « Biodégradable, transparent, résistant : le nouveau plastique qui veut détrôner le pétrole » montre qu’une autre voie est possible, en s’appuyant sur la cellulose issue de la pâte de bois. Ce nouveau matériau, développé par une équipe japonaise, cumule transparence, résistance mécanique et biodégradabilité rapide en milieu marin.

Un plastique supramoléculaire issu du bois

     

    Selon Science & Vie, les chercheurs ont conçu un plastique supramoléculaire à partir de dérivés de cellulose combinés à des composants tels que le chlorure de choline et des polymères cationiques. Ces briques s’assemblent par des liaisons ioniques réversibles, formant un réseau solide mais capable de se désagréger dans certaines conditions.

    Le résultat : un matériau pouvant être extrudé en films ultrafins, transparents, avec une rigidité modulable, allant jusqu’à des valeurs proches de celles du verre, tout en conservant une déformabilité significative (allongement à la rupture de l’ordre de 130%). Cette combinaison en fait un candidat sérieux pour de nombreux formats d’emballage alimentaire souple : films de conditionnement, sachets, enveloppes protectrices.

     

    emballage à base de cellulose

    Une biodégradabilité pensée pour l’océan

    L’un des points les plus marquants mis en avant par Science & Vie est la capacité de ce matériau à se dissoudre complètement dans l’eau de mer en quelques jours, sans générer de microplastiques. Les liaisons supramoléculaires se rompent et les composants de base se dispersent sous forme de petites molécules ou d’ions, théoriquement plus facilement assimilables par les cycles naturels.

    Dans un contexte de forte pression réglementaire et sociétale sur la pollution plastique des océans, cette caractéristique est stratégique pour les emballages à fort risque de fuite (vente à emporter, consommation nomade, tourisme, produits de plage). Là où un film PE ou PET peut persister des décennies en fragments, ce plastique cellulosique est conçu pour disparaître rapidement après un éventuel relargage.

    Compatibilité potentiel  pour le contact alimentaire

    Autre atout de cette nouvelle matière biosourcée : les constituants de ce plastique sont dérivés de molécules déjà utilisées ou acceptées dans les domaines alimentaire, pharmaceutique ou cosmétique, ce qui simplifie une partie de l’évaluation toxicologique. Pour un industriel, cela signifie moins d’inconnues réglementaires que pour un polymère entièrement nouveau, même si des tests de migration spécifiques restent indispensables.

    Pour les applications en contact alimentaire, il faudra notamment vérifier :

    • La stabilité du film en présence de graisses, d’aliments acides ou alcoolisés.

    • Le comportement sous températures élevées (pasteurisation, micro-ondes).

    • La compatibilité avec les encres, colles et traitements de surface usuels.

     

    Ce plastique à base de cellulose ne remplacera pas du jour au lendemain tous les polymères fossiles, mais il offre une alternative crédible sur des segments ciblés :

    • Films de suremballage pour produits secs et snacks.

    • Sachets monodoses ou portions individuelles.

    • Emballages pour lesquels le risque de dispersion environnementale est élevé.

     

     Biodégradable, transparent, résistant : le nouveau plastique qui veut détrôner le pétrole (lien vers l'Article de Science et Vie

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